Dimanche 8 mars 2009
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On était préparés à venir en Inde et à vivre des choses difficiles, enfin c'est ce que l'on croyait... Le choc de culture a été très intense, nous avons décollés de
Paris Charles de Gaulle mercredi 4 mars à 12h25, et après une escale de 4 heures à Londres, nous avons repris un avion direction Dehli. Après 8 heures de vol, nous avons atterri à 5h du matin
heure locale où un taxi envoyé par l'hotel nous attendait. Le trajet a été très mouvementé, nous sommes montés dans un pot à yaourt et avons roulé à une allure folle zigzaguant entre rickshaws,
cars, voitures cabossées et motos à 3 passagers. Le clignotant est inexistant ici, on double de tous les cotés en klaxonant sans cesse et en forçant le passage.Pas de rétros, pas de ceinture et
pas d'airbag.
Nous avons ainsi traversé Dehli sur de grandes avenues jusqu'au coeur de la ville. Une fois dans les ruelles tortueuses, nous avons slalomé entre les vaches en liberté, les vélos et les chiens
errants.qui poursuivaient notre taxi.Plus nous avancions, plus le chemin était défoncé et les ruelles se rétrecissaient... Nous ésperions intérieurement que nous n'étions que de passage, mais à
notre grande surprise nous nous sommes garés le long d'une échoppe et avons du payer le pourboir au chauffeur qui l'exigeait (nous n'avions pas encore retiré d'argent, heureusement qu'il restait
un peu d'euros à Thibault).
Le chauffeur nous a conduit à nottre hôtel, tout au fond d'une allée noire et très étroite, au milieu de pissotières et chiens galeux... Là nous avons pris possession de notre chambre, Un petit 7
mètres carrés sans fenêtre avec le minimum : lit, toilettes et robinet d'eau froide...
Après 6 heures de sommeil récupérateur, nous sommes partis à la découverte de la ville avec beaucoup d'appréhension. Et là le choc fut terrible : interpellés de tous côtés, par rickswhaws,
marchands, informateurs malveillants, enfants mendiants. Assaillis par des odeurs indescriptibles, klaxons de toute part, poussière et population grouillante (uniquement des hommes, il est très
rare de croiser une femme dans Delhi)... Difficile de retranscrire avec des mots le chaos qui règne dans Delhi. S'y promener donne le tourni, on n'ose pas s'arrêter pour éviter de se faire
accoster tous les 2 mètres. Cela procure un sentiment constant d'oppression très désagréable. Tout est sale, délabré et glauque, même la Caunnaught Place, les "Champs Elysées" de Delhi n'est pas
du tout ce à quoi l'on s'attendait.
Faire 10 mètres sans être sollicité est impossible. Tout le monde veut nous "aider", nous conseiller : attention vous êtes suivis, si, si, par l'homme à la chemise jaune, faites attention n'allez
pas par là, c'est très dangereux, venez ici, c'est l'office de tourisme etc etc.
Au final pas grand chose à faire dans cette ville. Tout se ressemble. Le meilleur mot pour décrire la ville et ce qu'elle dégage est CHAOS. Nous ne nous n'y sentons pas en insécurité mais très
mal à l'aise et oppressés. Il faut vraiment venir sur place pour se rendre compte du tourbillon dans lequel on est pris une fois dans la ville.
Nous avons du mal à nous repérer car les cartes sont petites avec peu de rues mais en réalité les rues sont immenses et sans panneau !
Nous nous sommes aventurés dans Old Delhi, le vieux Delhi laborieux, là où les touristes se font rares. Chaque Indien nous dévisageait. Tout était encore plus glauque.
Notre sentiment quand on se promène dans Delhi : balade dans une ville qui sort tout juste d'une guerre. C'est assez impressionnant, ça remue au plus profond de soi, même si au fil des heures on
s'habitue un peu.
Notre deuxième journée a été un peu plus agréable. nous avons fait la connaissance de deux jeunes français, qui commencent un tour du monde comme nous mais pendant un an. Le soir nous avons pris
notre premier repas avec eux au sommet d'un immeuble dans un restaurant indien.
Quelques photos :
Main Bazar, la rue principale de notre quartier
Une rue face a la gare
Notre hôtel, le vert
Vue du toit